En mai 2026, l'OMS a déclaré l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo comme une urgence sanitaire de portée internationale. Le variant Bundibugyo, responsable de fièvres hémorragiques graves, n'a à ce jour aucun vaccin disponible. Bien que le risque d'importation en Europe et en France reste très faible selon les modélisations scientifiques, les autorités sanitaires françaises ont activé des mesures de précaution renforcées.

Où se trouve le virus Ebola en 2026 et quels pays sont actuellement touchés ?

L'épidémie d'Ebola sévit dans la province d'Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo. Au 19 mai 2026, les autorités sanitaires ont recensé 131 décès et 513 cas suspects dans cette région, où le virus circule activement dans plusieurs zones sanitaires dont Bunia, Rwampara et Mongbwalu.

La situation s'est aggravée avec la propagation du virus en Ouganda, où deux cas confirmés ont été signalés à Kampala chez des personnes ayant voyagé depuis la République démocratique du Congo. L'Organisation mondiale de la santé alerte sur le risque de propagation aux pays frontaliers d'Afrique centrale en raison de la forte mobilité des populations dans cette région.

Le variant Bundibugyo est responsable de cette flambée épidémique. Ce variant complique la réponse sanitaire car il n'existe à ce jour ni vaccin approuvé ni traitement spécifique contre cette souche, contrairement au variant Zaïre pour lequel des solutions existent.

PaysCas suspectsDécèsNiveau d'alerte OMS
République démocratique du Congo513131Urgence sanitaire internationale
Ouganda2 confirmés1Surveillance renforcée
Pays frontaliers d'Afrique centrale0 (à ce jour)0Vigilance accrue

Quelles mesures de précaution la France a-t-elle prises face à l'épidémie ?

Face à la situation en République démocratique du Congo, le gouvernement français a organisé une réunion interministérielle de coordination à Matignon le 18 mai 2026, mobilisant les autorités sanitaires, diplomatiques et de sécurité pour assurer un suivi exhaustif de l'épidémie.

Mayotte fait l'objet d'une surveillance renforcée en raison de sa proximité avec l'Afrique de l'Est. Le Centre hospitalier de Mayotte a été placé en alerte avec des chambres sécurisées et des équipements de protection déployés. Les modélisations réalisées par l'INSERM et Santé publique France estiment que le risque d'importation reste très faible pour l'Hexagone et Mayotte. Les experts rappellent qu'il n'existe aucune liaison aérienne directe entre la province d'Ituri et le territoire français.

Les principales mesures mises en place comprennent :

  • Surveillance renforcée à Mayotte : mise en alerte de la Préfecture et de l'Agence Régionale de Santé dès le 17 mai
  • Coordination interministérielle : réunion à Matignon regroupant santé, diplomatie et sécurité
  • Modélisations épidémiologiques : analyses continues de l'INSERM et Santé publique France pour anticiper l'évolution
  • Conseils aux voyageurs : recommandations spécifiques pour les personnes se rendant en RDC ou Ouganda

Questions fréquentes

Y a-t-il des cas d'Ebola en France en 2026 ?

En mai 2026, aucun cas d'Ebola n'a été confirmé sur le territoire français. Les professionnels de santé restent en alerte et le dispositif de prise en charge des cas suspects est activé. Les modélisations de l'INSERM et de Santé publique France estiment le risque d'importation comme très faible, notamment parce qu'aucune liaison aérienne directe ne relie la zone touchée à l'Hexagone. Mayotte fait l'objet d'une surveillance renforcée en raison de sa situation géographique.

Comment le diagnostic en laboratoire permet-il de détecter Ebola ?

Le diagnostic en laboratoire repose principalement sur la RT-PCR (transcription inverse et amplification en chaîne par polymérase), qui détecte le matériel génétique du virus dans les échantillons sanguins. Ces analyses sont réalisées dans des laboratoires de référence équipés pour manipuler des agents pathogènes dangereux, sous conditions de confinement biologique maximal. Santé publique France et l'INSERM assurent la veille épidémiologique et mettent régulièrement à jour leurs modélisations pour anticiper l'évolution de l'épidémie.