Un AVC est une urgence absolue. Si un visage se déforme, qu’un bras ne se lève plus, que la parole devient difficile, confuse ou incohérente, ou qu’apparaissent des maux de tête violents, des troubles de la vision ou de l’équilibre, appelez immédiatement le 15. Même si cela ressemble à un simple malaise.
Reconnaître un AVC en bref :
- L'AVC se manifeste souvent par ce qui ressemble à un malaise vagal
- Pour détecter un AVC, demandez à la personne de sourire. Si une partie du visage reste figée, c'est un signe.
- Demandez ensuite de lever les deux bras. La paralysie de l'un des deux est aussi un signe d'AVC.
- Pour finir, les difficultés à parler ou l'incohérence des propos sont un signe fréquent.
Quels sont les symptômes d'un AVC ?
Les symptômes d’un AVC, les symptômes de l’AVC et plus largement les symptômes des AVC apparaissent le plus souvent de façon brutale. Leur apparition traduit un arrêt brutal de l’apport sanguin ou un saignement cérébral. Le diagnostic d’AVC doit être rapide pour permettre une bonne prise en charge et limiter le risque de séquelles.
Une partie du visage se fige
Une bouche déviée, une joue immobile, une asymétrie soudaine du sourire : ce sont des signes fréquents. Ce phénomène survient lorsqu’une zone du cerveau qui commande les muscles du visage est atteinte.
L'incapacité à lever les deux bras
Si l’un des bras tombe, ne se lève pas ou devient lourd, il peut s’agir d’une paralysie partielle. Cette atteinte touche souvent un seul côté du corps.
Les troubles de la parole
La personne peut parler de manière incompréhensible, ne plus trouver ses mots, ou tenir des propos confus. C’est l’un des symptômes les plus connus.
Les troubles de la vision
Une baisse brutale de la vue, une vision double ou la perte de la vision d’un œil doivent alerter.
La sensation d'engourdissement
Un engourdissement du visage, du bras ou de la jambe, souvent d’un seul côté, est fréquent. Il traduit une atteinte neurologique soudaine.
Les maux de tête violent
Des douleurs très intenses, inhabituelles, en particulier lorsqu’elles surviennent d’un coup, peuvent évoquer un AVC, notamment certaines formes hémorragiques comme l’hémorragie méningée.
La perte d'équilibre
Vertiges, difficulté à marcher, perte de coordination ou chute soudaine peuvent révéler un AVC.
Le test "VITE" pour détecter rapidement les signes d'un AVC
Le test VITE aide à reconnaître rapidement les signes d’alerte :
- V pour Visage : demandez à la personne de sourire.
- I pour Inertie d’un bras : demandez-lui de lever les deux bras.
- T pour Trouble de la parole : faites-lui répéter une phrase simple.
- E pour Extrême urgence : appelez immédiatement le 15.
Ce test est utile chez tous les profils : AVC chez les personnes âgées, chez les jeunes adultes, et même en cas d’AVC pendant la grossesse. Un AVC peut aussi survenir chez des personnes sans antécédent connu, comme après de nombreuses années d’exposition à des facteurs de risque.
Combien de temps avant le malaise les premiers signes peuvent-ils apparaître ?
Le plus souvent, les premiers signes apparaissent brutalement, en quelques secondes ou minutes. Parfois, il existe des épisodes brefs avant le malaise principal, avec une disparition spontanée. Même si les symptômes durent peu, cela peut annoncer la survenue d’un AVC. Il ne faut jamais attendre.
Que faire en cas de suspicion d'AVC ?
En cas de doute :
- Appelez immédiatement le 15.
- Notez l’heure exacte de début des symptômes.
- N’attendez pas une amélioration.
- N’administrez ni nourriture, ni boisson, ni médicament sans avis médical.
- Installez la personne en sécurité, allongée ou semi-assise selon son état.
- Surveillez sa respiration et son niveau de conscience.
La rapidité de la prise en charge est essentielle. À l’hôpital, les patients suspects d’AVC sont orientés vers une unité neurovasculaire, ou vers des patients dans une unité spécialisée, afin d’établir le diagnostic d’AVC et de débuter le traitement d’un AVC.
Comment soigner un AVC ?
Selon le type d’AVC, le traitement varie :
- En cas d’AVC ischémiques, il s’agit souvent d’un caillot dans une artère ou d’un caillot de l’organisme qui migre. On peut proposer une thrombolyse, notamment une thrombolyse précoce, une thrombolyse par rtpa ou une thrombolyse précoce par rtpa, pour dissoudre le caillot de sang et rétablir le flux sanguin.
- En cas d’AVC hémorragiques, il s’agit d’un saignement lié à une rupture d’une artère ou à l’atteinte de vaisseaux superficiels.
Dans tous les cas, le but est de préserver la circulation du sang, de limiter la mort cellulaire et de réduire les séquelles d’AVC.
Des soins complémentaires peuvent être discutés, comme le traitement de l’hypertension, ainsi que certains traitements adjuvants dits neuroprotecteurs, même si leur place dépend des recommandations et des situations cliniques.
Dans quelle position maintenir une personne qui fait un AVC en attendant les pompiers ?
Lorsqu'une personne présente des signes d'accident vasculaire cérébral, le positionnement devient fondamental pour sa sécurité. Placez-la en position latérale de sécurité si elle est inconsciente, afin d'éviter tout risque d'étouffement par la salive ou les vomissements.
Si la victime reste consciente, maintenez-la en position semi-assise, le dos légèrement surélevé. Cette posture facilite la respiration et réduit la pression intracrânienne. Évitez absolument de l'allonger complètement à plat, car cela pourrait aggraver les troubles respiratoires.
Surveillez constamment sa respiration et son niveau de conscience. Desserrez les vêtements serrés autour du cou pour faciliter la circulation sanguine vers cette partie du cerveau touchée. Gardez la personne au calme, sans mouvements brusques, jusqu'à l'arrivée des secours.
FAQ
Peut-on mourir d'un AVC ?
L’AVC peut être mortel, surtout en cas de retard de prise en charge, d’atteinte massive du cerveau ou d’hémorragie sévère. Le taux de mortalité varie selon le type d’AVC, l’âge des patients, la rapidité des soins et la gravité initiale. On compte encore de nombreux décès par an et des hospitalisations pour AVC très fréquentes.
Quelle est l'espérance de vie après un AVC ?
Elle dépend de nombreux facteurs : gravité, localisation, intensité des symptômes, présence de maladies associées, âge, qualité de la rééducation et prévention du récidive. Certaines personnes récupèrent bien, d’autres gardent des séquelles de l’AVC importantes. L’année suivant l’AVC est souvent déterminante pour la récupération et la prévention d’un nouvel épisode.
Quelles sont les causes d'un AVC ?
Les causes principales sont :
- l’hypertension artérielle
- la fibrillation auriculaire
- d’autres troubles du rythme cardiaque
- le tabagisme
- la consommation d’alcool
- le diabète
- le cholestérol élevé
- les plaques d’athérome
- certaines maladies des artères
Dans les AVC ischémiques, un sang dans une artère ne circule plus correctement à cause d’un caillot dans une artère, ce qui bloque le flux sanguin. La stabilité du caillot sanguin peut évoluer rapidement, aggravant l’obstruction. Dans d’autres cas, le saignement vient d’une rupture d’une artère.
Le risque d’AVC augmente avec l’âge, mais il existe aussi chez les jeunes adultes. Il peut survenir chez les personnes âgées, pendant la grossesse, ou après de nombreuses années de facteurs de risque non contrôlés. Il existe même des liens entre certains AVC et le risque ultérieur de troubles cognitifs, voire comme source de séquelles cognitives ou facteur associé à la maladie d’Alzheimer.
Quels sont les différents types d'AVC ?
On distingue principalement :
- les AVC ischémiques : un vaisseau est bouché par un caillot
- les AVC hémorragiques : un vaisseau se rompt et saigne dans le cerveau
Le type d’AVC conditionne le traitement et le pronostic.
Quelle est la différence entre un AVC, une rupture d'anévrisme et un infarctus ?
Un AVC touche le cerveau. Il peut être ischémique ou hémorragique.
La rupture d’anévrisme est une cause particulière d’hémorragie cérébrale, parfois responsable d’une hémorragie méningée.
L’infarctus du myocarde touche le cœur, pas le cerveau, même si les mécanismes vasculaires ont des points communs.
Quels sont les risques de paralysie après un AVC ?
Ils dépendent de la zone atteinte, de la durée d’interruption du flux sanguin, et de la rapidité du traitement d’un AVC. Plus la prise en charge est rapide, plus on réduit le risque de séquelles, la perte d’autonomie et l’intensité d’éventuelles séquelles. Certaines personnes gardent une paralysie partielle, des troubles du langage ou de la mémoire, faisant de l’AVC la première cause de handicap acquis chez l’adulte.
Les séquelles d’AVC peuvent être motrices, cognitives ou visuelles. Elles constituent parfois une source de séquelles durables nécessitant rééducation, suivi médical et adaptation du quotidien.

